14 mai 2008
En raison de la découverte d'une bombe sur le chantier d'une résidence, Brest va bientôt connaître l'une des plus importantes évacuations d'habitants de son histoire récente.
Dix-sept mille personnes, résidant approximativement dans les quartiers du Pilier-Rouge et de la Place de Strasbourg, à Brest, devront quitter leur logement le dimanche 1 e r juin, à 8 h.
La bombe américaine déterrée dans le haut de la rue Jean-Jaurès est pourtant de facture classique - elle pèse 250 kg dont 150 kg d'explosifs - mais elle se trouve sur « l'un des points les plus hauts de Brest, avec des zones totalement dégagées autour », ont précisé, hier, les démineurs de Brest qui seront chargés de son désamorçage. Selon Michel Hurlin, sous-directeur des services de déminage français, une opération d'une telle ampleur n'est menée qu'une à deux fois par an dans l'Hexagone.
Nantes, Rouen
Lorient, Guipavas
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Elle viendra se rajouter au palmarès déjà éloquent des démineurs brestois. Leur plus grand fait d'armes (en nombre d'habitants déplacés) remonte à octobre 2006, lorsque 22.000 Nantais avaient dû quitter leur domicile, le temps « d'annihiler » une bombe équivalente.
De la même façon, en décembre dernier, 7.500 Rouennais avaient été obligés d'évacuer en raison de la mise au jour simultanée de quatre bombes.
Deux mille Lorientais et 500 Lanestériens ont, eux aussi, été contraints à un bref exode, fin juin 2007, après la découverte d'un engin explosif sur le chantier du futur pont reliant Lorient à Lanester.
Quant à la région brestoise, il faut remonter à octobre dernier : deux bombes anglaises et un obus avaient été « contreminés » dans l'Aber Wrac'h. Fait moins anodin, deux périmètres de sécurité, l'un de 400 m sur mer, le second de 1.500 m à terre, avaient été juxtaposés (un autre cas de bombe immergée a été résolu en mai 2007, sur le chantier du futur port du château, à Brest).
En juin, puis en septembre derniers, deux bombes américaines avaient aussi été déterrées sur le chantier d'Ikea, dans la zone du Froutven, à Guipavas.
Citons, enfin, la bombe sortie de terre en mars 2003, par des ouvriers de l'eau et de l'ozone qui creusaient une tranchée aux abords de « La Carène », la salle des musiques actuelles de Brest. Sa neutralisation avait obligé à reporter la soirée d'ouverture de l'équipement culturel.
