25 octobre 2007
Quelque 2.000 personnes ont exprimé, hier soir à Brest, leur incompréhension et leur écoeurement après l'agression mortelle dont a été victime Jean-Michel Tonnard, âgé de 47 ans. Samedi 13 octobre, après la fermeture de son restaurant, un inconnu croisé sur le trottoir lui a asséné, sans raison, un coup de tête meurtrier.
Le patron de la Pensée Sauvage a été maintenu sous respiration artificielle mais au bout de trois jours, il a fallu se résigner. Face à la violence des chocs reçus à la tête (fractures de la mâchoire puis du crâne en retombant sur le trottoir), il n'y avait plus aucun espoir. Malgré d'importants moyens policiers son agresseur n'a toujours pas été retrouvé.
Dans toutes les têtes
Depuis, le drame est dans toutes les conversations. La problématique des agressions gratuites, la nuit, entre Saint-Martin et Recouvrance, s'est brutalement retrouvée en perspective. À la violence de l'agression et au caractère totalement gratuit de l'acte, s'est superposée la personnalité des plus attachantes de ce restaurateur, maître d'un haut lieu de la convivialité brestoise.
Vendredi dernier, plus de 500 personnes sont venues se recueillir au cours d'une émouvante cérémonie funéraire. Hier soir, ils étaient environ 2.000 à marcher dans les pas de ses proches. L'émoi et la mobilisation populaire ont pris une telle ampleur que pas moins de 450 messages de sympathie sont parvenus sur le site web créé il y a une semaine par l'un de ses frères, ce même site qui enregistrait, hier après-midi, plus de 12.000 connexions !
À solutionner en priorité
Cette réaction et l'immense attente populaire qui en découle remettent automatiquement un coup de pression aux enquêteurs. Cette agression aux conséquences dramatiques n'a jamais pris les traits du simple fait divers, du coup de pas de bol, du tabassage lambda à traiter à la suite des autres. Elle est devenue l'affaire à solutionner en priorité pour apaiser la douleur d'une famille, pour calmer des esprits prompts à crier vengeance. Où se cache cet agresseur ? A-t-il seulement pris conscience de son geste ?
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