13 juillet 2008
« Nous venons de vivre une phase d'euphorie après avoir traversé une phase de dépression », explique Jean-Yvon Roudaut, cardiologue et président du comité de défense et de développement de l'hôpital. « Nous avons été humiliés par ce rapport mais ça nous a donné la force de combattre. Aujourd'hui, nous savons que le plus dur reste à bâtir... » Et en peu de temps.
Projet médical pour le 28 août
C'est en effet dans une course contre-la-montre que vient de s'engager l'hôpital de Carhaix puisqu'il doit présenter pour le 28 août son projet médical. Chaque jeudi depuis le 19 juin, les médecins se réunissent avec leurs confrères brestois, morlaisiens et quimpérois pour le mettre sur pied. Mais durant l'été, difficile d'avancer aussi vite que dans une période dite normale... « Il nous faudrait un mois supplémentaire », estime Jean-Yvon Roudaut pour qui il est nécessaire « de mettre en place un projet d'établissement commun avec le CHU de Brest ». Une fusion paraît envisageable et envisagée. « Le mot peut faire peur. Je préfère parler de partenariat fusionnel ! Chacun peut en tirer des bénéfices. Nous, en renforçant certains domaines ou en les développant. Le CHU de Brest aussi a tout à y gagner. Pour s'agrandir mais aussi pour développer sa fac de médecine, il n'a que Molène et Ouessant dans son dos. Mieux vaut regarder vers l'est... Dans l'idéal, Carhaix pourrait devenir une antenne du CHU de Brest ».
Avancer pas à pas
Pour Gérard Tallec, directeur adjoint qui gère la maison depuis plusieurs semaines, « les deux services ont repris leur activité mais avec les mêmes difficultés qu'avant pour recruter des chirurgiens, des gynécologues obstétriciens et des anesthésistes. Nous devons faire appel à des remplaçants. C'est un coût supplémentaire qui vient renforcer le déficit déjà important. Le partenariat serait en effet une solution. On l'utilise déjà avec Morlaix qui nous envoie des pédiatres et avec Quimper pour les chirurgiens urgentistes... » Pour Jean-Yvon Roudaut qui se veut combatif, déterminé mais aussi vigilant, « il faut avancer pas à pas mais on nous a demandé d'être imaginatifs et nous le sommes ! Ce sera un projet innovant qui nous permettra de regagner la confiance de tous ».