6 avril 2008
La mobilisation contre le projet de carte scolaire, jugé drastique et validé mardi prochain à Quimper, monte à degrés mesurés. Le cortège départemental constitué, hier, place de la Liberté à Brest, comptaient environ 350 manifestants. Pour un samedi après-midi, ce n'était sans doute pas si mal. Mais cette mobilisation départementale, à l'appel de toutes les organisations syndicales et des amis de l'école publique, se voulait le symbole d'une montée en puissance avant le rendez-vous décisif de mardi, à Quimper, où l'inspection académique tiendra son comité technique paritaire. « Devant cette instance qui ouvre et ferme les postes dans l'Éducation nationale, nous sommes décidés à montrer notre colère. Soixante-dix fermetures de classes sont programmées dans le 1 e r degré, pour 35 ouvertures, et des dizaines de suppressions de postes dans les collèges et les lycées finistériens », rappelle Olivier Cuzon, de Sud-Éducation. Guerlesquin (qui avait affrété un car), Bourg-Blanc, Lannilis et quelques écoles brestoises (Algésiras) étaient, hier, représentées. Au coeur du cortège, se trouvaient aussi Pierre Maille, président du conseil général, et quelques-uns de ses amis socialistes. « Il y a sûrement un besoin de réforme dans le service public, mais le démantèlement programmé, qui touche principalement les zones rurales, c'est autre chose. Malheureusement, quand les gens ne sont pas personnellement concernés par quelque chose, ils ont du mal à bouger. Et quand ils sont touchés, ils bougent chacun de leur côté. On le voit, c'est le cas pour l'hôpital, pour La Poste, pour les Allogreffes... Mais, par rapport, à l'école, je trouve la mobilisation très faible ». Sans doute est-ce là, son coeur d'enseignant qui s'exprimait. Un appel à rassemblement dès 9 h, mardi, devant l'inspection académique, à Quimper, est lancé. Certains syndicats invitent aussi les personnels à la grève.