31 janvier 2008
Les établissements de santé font de gros efforts dans la lutte contre les infections nosocomiales. Des points restent à améliorer, comme l'hygiène des mains.De réels progrès sont constatés dans la lutte engagée par les établissements de santé contre les maladies nosocomiales, infections que l'on contracte lors d'une hospitalisation.
Ce s infections, qui touchent annuellement plusieurs centaines de milliers de personnes, causent plus de 4.000 décès par an, selon des chiffres de 2001. Les plus fréquentes (30 %) touchent l ' appareil urinaire, les voies respiratoires (15 %) et l ' intervention chirurgicale elle-même (14 %). Les plus graves sont les infections ostéo-articulaires. L ' âge est un facteur de risque supplémentaire .
Le classement pour 2006 publié, hier, par le ministère de la Santé, concerne plus de 2.800 établissements ( centres hospitaliers, établissements de santé privés, centres de lutte contre le cancer, de dialyse, maison s d ' enfants, hôpitaux de jour... ). Il porte sur les efforts faits en matière de prévention et de lutte contre ces infections : moyens mis en place, organisation, utilisation des produits hydro-alcooliques pour se laver les mains, surveillance des patients après une chirurgie, bon usage des antibiotiques...
La palme revient aux centres hospitaliers universitaires ou régionaux . L ' « Icalin » (Indicateur composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales) pèse le plus lourd (40 %) dans la note finale , là 92 % d es CHU et CHR obtiennent ainsi un score A (le meilleur) ou B - à noter, dans cette catégorie, le bon résultat du centre hospitalier de Ploërmel (56). Et 80 % des hôpitaux et cliniques récoltent un classement A ou B, une belle progression depuis 2004 (34,6 %) et 2005 (63,6 %).
Résultats perfectibles
« La France aujourd ' hui se situe dans la bonne moyenne de l ' Europe » , s ' est réjouie la ministre de la S anté , Roselyne Bachelot . Le pourcentage des patients infectés est de 4,97 % en France, alors que les résultats européens vont de 4,6 % (en Slovénie) à 9,3 % (Grèce). Mais, comme l ' a souligné la ministre , « les résultats sont encore perfectibles » . L ' hygiène des mains avec des solutions hydro-alcooliques, première barrière aux infections nosocomiales, laisse ainsi largement à désirer . 11,2 % seulement des établissements de santé sont classés dans les catégories A et B en ce qui concerne l'hygiène des mains. Pour inciter les soignants à respecter cette règle, une journée de sensibilisation sera instaurée le 23 mai .
