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Economie

Ecotaxe. La Bretagne fait bloc contre le projet

28 juin 2008

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Le monde économique breton a fait bloc hier à Brest pour refuser le projet d'écotaxe sur les poids lourds circulant sur les nationales et voies express (Le Télégramme d'hier). Une lettre a été envoyée au président de la République pour demander une entrevue. Cette lettre est signée par les présidents des chambres régionales d'agriculture, de commerce et d'industrie, des métiers et de l'artisanat, le président de l'association bretonne des entreprises agroalimentaires, les présidents de Produit en Bretagne, d'Investir en Finistère, du Medef Finistère. Ils espèrent cette fois un véritable retour, celle envoyée en novembre dernier n'ayant été suivie que d'un accusé de réception.

« Mise en péril »

« Ce n'est pas seulement un problème de transport mais une mise en péril de la compétitivité économique de la Bretagne » jugeait hier Jacques Kühn, président de la CCI de Brest. Dans une région où 70 % du trafic routier se fait en interne, les participants à la conférence de presse ont souligné que certains produits d'origine agricole pouvaient être avec le futur dispositif taxés cinq fois, voire sept pour un plat cuisiné. « Cette taxe enlèvera 1 % de rentabilité alors que beaucoup d'entreprises oscillent entre 0 et 3 % », a souligné Christian Guyader, président du Medef du Finistère.

Craintes avivées

Les craintes d'une concurrence exacerbée sont avivées par rapport à des produits venant du sud de l'Europe, non soumis à une telle taxe. Les participants considèrent ne pas avoir de solution alternative en Bretagne, avec le fer. Et pensent que la région, où les voies express étaient gratuites pour tenir compte de l'éloignement géographique, sera au final doublement pénalisée. « Répercuter le coût en pied de facture ? Encore faut-il que le client puisse payer », a commenté Jean- Jacques Le Calvez, des transports éponymes. « C'est le consommateur qui paiera au final le surcoût. Ce n'est pas la peine d'en rajouter à un moment où les gens ont du mal à boucler les fins de mois » a estimé Jean-Claude le Gall, de Produit en Bretagne.

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